Tag Archives: communication

30Avr/14
formation

Inscriptions : Formation à la communication non-violente

Le 28 Novembre, Le Centre Marie-Gérin-Lajoie proposera une nouvelle formation.

Lire la suite

11Déc/12

Outils de paix

Tout au long de l’hiver 2012, le Centre MGL, membre du regroupement Outils de Paix, a participé avec le Centre Emmaüs des Bois-Francs et l’organisme Katimavik, à l’élaboration d’un projet pilote sur l’engagement civique en intervention communautaire pour la paix, une démarche de prévention de la violence auprès des jeunes à Victoriaville. Il s’agissait d’une expérience nouvelle pour ces 3 groupes et d’une belle collaboration pour la mise en place d’un engagement civique en intervention communautaire pour la paix. La phase 1 du projet consistait en :

  • rassembler et analyser des informations clés pour permettre de mieux saisir l’ampleur et les spécificités du phénomène de l’intimidation chez les jeunes à Victoriaville;
  • identifier les forces et les faiblesses de la communauté;
  • assurer le transfert ou le partage de compétences incontournables pour que les jeunes et l’ensemble des citoyens de la région de Victoriaville puissent répondre adéquatement au phénomène de l’intimidation et en prévenir les manifestations abusives;
  • encourager et soutenir la mobilisation des citoyens de tous âges et les acteurs associatifs et institutionnels dans une recherche active pour mieux cerner le phénomène et proposer ensuite des pistes de solutions concrètes pour mieux y répondre.

Ce projet pilote a permis la collaboration et la concertation de plusieurs organismes d’Outils de Paix. Le travail du regroupement consistait à assurer le transfert de compétences de paix auprès des jeunes impliqués dans le projet. Par compétences de paix, nous entendons : l’acquisition d’habiletés en communication non-violente, en résolution de conflits, dialogue et négociation, le réseautage communautaire, les principes d’accompagnement, le rôle de tierce partie, l’observation et la documentation de cas, la compréhension et l’approfondissement des concepts de violence et de non-violence. Ces contenus de formation étaient offerts d’abord par les ressources communautaires locales, puis, si nécessaire, par les organismes d’Outils de paix.

Le projet s’est terminé par un Forum sur l’intimidation, une journée de sensibilisation et de mobilisation, à laquelle ont participé une cinquantaine de personnes. Le Forum a été alimenté par la recherche-action des jeunes de Katimavik-Victoriaville, qui ont été accompagnés tout au long de leur travail dans les écoles, par certains membres d’Outils de paix (Mise au jeu, Centre MGL, Équitas, CRNV, LOVE, Fondation de la Tolérance, YWCA).

Les ateliers du Forum ont permis d’analyser le phénomène de l’intimidation, de tenter d’en comprendre les causes, d’en évaluer les répercussions et d’identifier les résistances. Des pistes pour prévenir et contrer l’intimidation ont aussi été explorées. À la fin de la journée, une invitation a été faite pour poursuivre la démarche et plusieurs personnes ont manifesté leur intérêt.

La présence des jeunes a donné au Forum une teinte toute particulière, particulièrement vers la fin de la journée, lorsqu’une situation d’intimidation a été mise en scène. Avec l’animateur Luc Gaudet, de Mise au jeu et Lynne Dionne, du Centre MGL, les personnes présentes ont pu saisir les limites de certaines interventions et découvrir les multiples possibilités de la médiation citoyenne.

Le Centre MGL a également participé à la réalisation du site web d’Outils de Paix (www.outilsdepaix.org), ce qui donnera une plus grande visibilité au travail du regroupement. Notre objectif est de développer des compétences de paix au sein des communautés, dans le but de prévenir la violence et de faire face à ses multiples manifestations.

11Déc/12

Ensemble pour prévenir l’intimidation

Notre projet Ensemble Pour Prévenir l’Intimidation vise à concevoir et mettre en œuvre un programme de formation pour sensibiliser, outiller et mobiliser l’ensemble des acteurs d’une communauté face à l’intimidation. Nous désirons ainsi favoriser le développement de compétences et d’habiletés des personnes pour leur permettre de prévenir et de résoudre de façon durable le problème de l’intimidation.

Le projet sera réalisé en partenariat avec les milieux scolaire et communautaire ainsi qu’avec des organismes œuvrant à la prévention de la violence. Cette approche se veut systémique afin d’obtenir des effets qui nous l’espérons seront durables.

L’intimidation ne date pas d’aujourd’hui

En effet,  c’est un problème qui a toujours existé mais dont on parlait peu. Cependant, au cours de la dernière année, le problème  de l’intimidation a obtenu une couverture médiatique plus importante, entre autre à  la suite d’événements tragiques en découlant.

Au niveau international, le Canada ne se classe pas bien du tout. En effet, selon le réseau PRÉVNet *  : « Le Canada occupe le 26e et 27e rang sur les 35 pays ayant participé à  cette enquête  portant sur l’intimidation et la victimisation vécues par les élèves de 13 ans.»  Les « études révèlent  qu’environ 12 % des filles et 18% des garçons affirment avoir intimidé leurs pairs au moins à  deux reprises au cours des derniers mois. De plus, 15 % des filles et 18% des garçons  disent avoir été victimes d’intimidation au moins à  deux reprises au cours de la même  période.»

Toujours selon le réseau PREVNet, l’intimidation n’est pas seulement un problème  propre au milieu scolaire. En fait,  «Si l’école est le lieu de prédilection des cas d’intimidation, nous sommes d’avis qu’il s’agit d’un problème  d’ordre social et non uniquement scolaire.» L’intimidation est donc un problème  qui peut être  présent au sein d’une communauté et  n’est pas limité à  un territoire restreint.

De plus, l’utilisation soutenue des médias sociaux par les jeunes, qui facilite les échanges entre eux, élimine aussi les frontières  physiques et permet aux intimidateurs de poursuivre les victimes jusque dans leur chambre à  coucher. Les espaces de retrait sont donc beaucoup plus restreints, et le stress psychologique peut devenir permanent.

Dans ce contexte, il semble d’autant plus nécessaire de sensibiliser, d’outiller et de mobiliser l’ensemble de la communauté pour lui permettre de prendre en charge le problème  de l’intimidation dans toute son ampleur. Ainsi, les liens créés permettront la communication et la concertation entre les différents acteurs de la communauté. Ils favoriseront un accès  à  des ressources plus nombreuses et diversifiées pour l’ensemble de la population du quartier.

Les professeurs affirment avoir de la difficulté à  réaliser et soutenir de nouvelles initiatives en plus de leurs tâches régulières. C’est pourquoi nous pensons que pour la lutte à  l’intimidation, l’expertise d’organismes travaillant en prévention de la violence et les organismes du milieu sont de bons partenaires pour soutenir les efforts fournis par le milieu scolaire. Le défi consistera a bien cerner les besoins du milieu afin de développer des interventions qui soient complémentaires avec les initiatives déjà  existantes.

Présentement, l’approche d’une «École soutenue par la communauté» est déjà  en œuvre. On a qu’à penser aux services de surveillance, aux services de garde, aux programmes d’aide aux devoirs, aux services alimentaires communautaires, au programme d’alternative à la suspension du YMCA, au programme de soutien aux nouveaux arrivants, aux programmes de francisation, etc… Cela démontre l’importance des liens entre l’école et la communauté pour répondre à l’ensemble des besoins des jeunes.  Cependant, en ce qui a trait à  la lutte à  l’intimidation, cette approche reste à  développer. Selon l’Avis de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) sur le projet de loi no 56, mars 2012, : « Toutefois, pour assurer le succès  d’un projet de lutte contre l’intimidation et la violence à  l’école, le milieu scolaire doit être  soutenu par un collectif plus grand, incluant les parents, le personnel scolaire et le MELS ». Nous sommes d’accord avec eux mais nous ajouterions qu’il est essentiel de pousser plus loin cette approche afin d’y inclure l’ensemble des acteurs de la communauté touchés directement ou indirectement par cette problématique. Toujours selon la CSDM, il est préférable d’accompagner les milieux plutôt que d’implanter des mesures jugées répressives. Nous sommes tout à  fait en accord avec cette affirmation.

Par notre programme de formation, nous proposons une approche systémique et globale pour outiller l’ensemble de la communauté afin qu’elle puisse prévenir et résoudre plus efficacement les problèmes  liés à  l ‘intimidation en intervenant là  où  ils se manifestent.

* PREVNet, Intimidation: Mythes, faits et solutions, http://prevnet.ca/Intimidation/Mythesfaitsetsolutions/tabid/273/Default.aspx, 2007

19Juin/12

Bon Voisinage : Nos chroniques

Le Centre Marie-Gérin-Lajoie publie régulièrement dans La Rose des Vents, le bulletin des locataires de l’Office municipal d’habitation de Montréal.